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Greg, un esprit libre qui part explorer le monde, mais qui laisse une empreinte indélébile dans notre club.


Publiée le par Véronique MUET

Un départ, mais un héritage. Greg, notre traileur minimaliste, nous inspire à redécouvrir le plaisir de courir en harmonie avec la nature.

Greg, un esprit libre qui part explorer le monde, mais qui laisse une empreinte indélébile dans notre club.

Greg, ou le Trail autrement : courir minimaliste et en pleine nature !

Présentation :

Passionné de grands espaces préservés, j’ai toujours aimé randonner et bivouaquer loin de la civilisation.

Après un retour tardif à la course à pied et quelques blessures, j’ai cherché une approche plus « naturelle ».

C’est ainsi que j’ai découvert le trail minimaliste, une véritable révélation.

Aujourd’hui, je cours et marche exclusivement en sandales de trail, en Five Fingers (chaussures sans amorti à doigts de pied) ou pieds nus, dès que le terrain s’y prête : en forêt, en haute montagne, sur les sentiers… Je fuis autant que possible l’asphalte et le goudron !

Cette pratique est avant tout un état d’esprit. Loin de la compétition, je privilégie la liberté, l’exploration. Je prends mon temps, mesure chaque pas, choisis chaque appui. Plus qu’une performance, c’est une immersion dans la nature que je recherche, en harmonie avec mon environnement.

La course minimaliste m’a réappris à courir comme notre corps en est capable : avec une foulée plus respectueuse, un meilleur équilibre, des pieds et chevilles renforcés. La transition a été progressive, mais aujourd’hui, impossible de revenir en arrière tant le plaisir est grand !

Elle m’a aussi appris à assumer un regard parfois surpris, voire sceptique.

Pourtant, courir ainsi, c’est renouer avec ce que nous sommes : des Homo sapiens, des animaux coureurs qui ont traversé les millénaires… pieds nus ! 🦶🤗

 

Mais avant tout, Greg va répondre à quelques questions que nous nous posons toutes et tous.

 

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à adopter le minimalisme dans ta pratique du trail ? Y a-t-il eu un déclic ?

Le déclic est venu notamment après une blessure au tendon d’Achille.

À force de cogner le talon sur le sol, comme beaucoup de coureurs, j’ai développé une calcification osseuse. J’ai consulté, et tout ce qu’on me proposait, c’était une opération !

J’ai donc cherché une alternative, ce qui m’a conduit vers la course minimaliste.

J’ai voulu apprendre à courir correctement, c’est-à-dire sans la technologie des chaussures modernes, qui, à mon avis, ne sont pas une bonne chose.

Elles protègent tellement qu’on ne ressent plus la douleur à l’impact du pied, ce qui finit par abîmer les talons, les chevilles, les genoux, et bien d’autres choses encore…

Comment as-tu géré la transition vers la course minimaliste ?

Au début, je ne courais pas plus de 10 minutes en minimaliste, puis je remettais mes chaussures de trail pour continuer.

J’ai augmenté progressivement, mais surtout, c’est à ce moment-là que j’ai choisi de courir pieds nus ! Et crois-moi, quand tu cours pieds nus, tu ne peux pas poser ton pied n’importe comment, sinon tu ne tiens pas trois minutes !

Cela m’a permis de modifier ma foulée très rapidement. Mes chaussures standards ont définitivement disparu de ma panoplie.

Ce qui était au départ un simple exercice est devenu un vrai plaisir, car les sensations sont incroyables une fois que tes pieds retrouvent leur fonction naturelle et deviennent solides à nouveau.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent essayer ?

Y aller très progressivement ! Pour habituer mes pieds, je passais un maximum de temps pieds nus, que ce soit en jardinant, en me promenant, en marchant sur des surfaces agréables : herbe, terre, forêt… Les sols sont tellement variés et extrêmement agréables ! C’est une véritable réflexologie plantaire : des dizaines de nerfs principaux et secondaires y convergent, avec des milliers de terminaisons nerveuses !

Quand on se sent prêt à essayer en courant, il faut être très patient et y aller doucement. Sinon, le risque de blessure est important, car la transition est radicale et sollicite des muscles totalement différents.

Quels sont les endroits les plus mémorables où tu as couru pieds nus ou en sandales ? Quelles sensations t’ont-ils procurées ?

La haute montagne, bien sûr, notamment dans le Queyras.

Je me souviens particulièrement du Trail des Étoiles, où j’ai couru environ 20 km en sandales et 16 km pieds nus. C’était très éprouvant, mais aussi fantastique.

Qu’espères-tu découvrir et vivre lors de ton voyage ?

Je m’apprête à faire une pause dans ma vie, avec quelques voyages, proches ou lointains… Je n’ai pas d’attente particulière, je me laisserai porter. Mais une chose est sûre : j’irai courir et marcher un peu partout, tranquillement, et le plus possible en pleine nature !

Quel message souhaites-tu laisser aux membres du TRAIL LOISIRS CASA avant ton départ ?

Ne changez rien ! J’adore mon club de trail, il m’a permis d’évoluer, de progresser à mon rythme, mais surtout de partager des moments humains incroyables. Vous allez tous me manquer !

Comment le club a-t-il influencé ta pratique et ta vision du trail ?

Je n’ai pas l’esprit compétitif, mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas envie de progresser… Le club m’a aidé à mieux gérer mes courses et à faire des exercices que je n’aurais jamais faits seul. Par exemple, les exercices de fractionnés en côte : avant, je ne courais jamais en montée, car je me pensais incapable… Bien sûr, je me trompais !

As-tu des anecdotes marquantes, vécues avec nos membres, à partager ?

Il y en aurait tellement à raconter ! Nous sommes tous très différents, mais réunis autour d’un même plaisir : le trail et la course à pied. Chacun apporte sa dose de bonne humeur, de folie, de joie, de partage… Et c’est ce que nous vivons à chaque sortie !

Comment imagines-tu ta pratique du trail dans 5 ou 10 ans ?

Mon objectif est de continuer à courir, ou au moins marcher quand cela deviendra trop compliqué, le plus longtemps possible. Toujours sur les petits chemins, toujours en pleine nature, toujours en harmonie avec mon environnement. Je ne serai jamais un coureur rapide, mais j’aimerais bien arriver à faire des courses plus longues, mon défi pour l’avenir serait l’endurance.

__________

 

Greg, avec son approche unique du trail, nous a ouvert les yeux sur une autre façon de vivre la course à pied.

Son témoignage, empreint de passion et de respect pour la nature, nous invite à repenser notre rapport à notre corps et à notre environnement.

Son départ est un appel à poursuivre cette quête de liberté et d'harmonie, à fouler les sentiers avec la même curiosité et le même émerveillement.

Nous garderons en mémoire son sourire, sa détermination et sa soif d'aventure, autant de valeurs qui continueront à nous inspirer.

 

 

Ce n'est pas un adieu Greg ! ...

Ce n'est qu'un au revoir !

Nos chemins se recroiseront à nouveau ... Bon voyage l'ami !

  

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